Les enfants
africains constituent la majorité de la population.
Leur culture et leur situation les amènent
à contribuer à l'effort de leur famille
et de la société pour " s'en sortir
".
Une marge
non négligeable des enfants scolarisés
travaille à temps partiel, de même que
beaucoup d'enfants qui travaillent tentent de s'instruire
parallèlement.
Les enfants
travailleurs en Afrique sont environ 80 millions et
constituent un tiers de la population de ce type dans
le monde alors qu'ils proviennent d'un continent qui
ne représente que 10% de la population du monde.
Ils évoluent dans un contexte où l'accès
à l'école est encore problématique
pour 30 à 70 % de leur génération
selon les cas, et où plus que 50% de la population
est sous le seuil de pauvreté.
Dans ce
contexte urbain, les opportunités de formation
sont rares. Le travail devient l'activité principale,
l'équilibre traditionnel, travail / formation
/ loisirs, est rompu. Dans certains pays, la régulation
de cet équilibre se fait par le regroupement
villageois.
La conscience
de ce déséquilibre ne frappe pas les
populations, car c'est l'ensemble de la situation
qui est déséquilibrée, la vie
apparaît une panique constante.
La référence
aux valeurs et habitudes traditionnelles, permet parfois
la régulation et le maintien de la socialisation
mais elle peut aussi devenir prétexte à
des formes marchandes dissimulées. Il en est
ainsi du « confiage » le fait de placer
un enfant auprès d'un parent proche ou éloigné,
pour qu'il reçoive une éducation ou
une formation, à des tiers ou à une
institution qui peut déboucher sur le trafic
des enfants à des fins d'exploitation. Une
vigilance s'impose dont les enfants et jeunes travailleurs
doivent être les premiers acteurs.
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