Appui organisationnel

L’appui aux EJT est né de la confrontation que les acteurs (trices) de terrain ont avec les enfants et jeunes. Les échanges d’expériences lors du forum de Grand Bassam en 1985 ont permis de dégager une vision initiale du soutien des enfants en difficulté, affinée ensuite par les réunions d’écoute des enfants à Kinshasa, Abidjan et Dakar organisées par Enda. Une seconde étape avec le Programme Africain de Formation à partir de 1990, a été de commencer à construire le «comment» de la participation des enfants.

A partir de 1994, année de fondation du MAEJT, ces éléments se sont conjugués au quotidien, car les animateurs se trouvaient face à un mouvement et non plus des individus, qu’ils dominaient par leur âge et par leur rôle. Cela a entrainé un repositionnement parfois douloureux, mais aussi la découverte d’un nouveau rôle au côté et à la demande des EJT.

A partir de 1997 avec la mise à disposition de budgets de 1000 USD environ. Cet argent est géré par les EJT, avec la participation de leurs animateurs. A partir de 1998, la formule expérimentale est adoptée par le MAEJT qui affine les critères que chaque AEJT doit remplir et les modes de cogestion des EJT avec leur structure d’appui.

Depuis lors, ce système a eu des évolutions marquées entre autres, par la baisse de cet appui financier difficile à mobiliser pour des centaines d’associations, et par la naissance des coordinations nationales qui jouent un rôle dans la distribution et la justification de ces fonds et qui reçoivent un quote-part des fonds. Mais les structures d’appui et leurs animateurs ont encore un rôle à jouer.
Un matériel informatique est aussi mis à disposition de chaque AEJT chaque trois ou quatre ans. Avec ces équipements, les EJT goutent à l’ère de l’électronique, écrivent leurs rapports, leurs bulletins et commencent à faire une comptabilité. Ce qu’ils ne font pas sur l’appareil de l’association, ils le continuent dans les cybers cafés, avec l’ouverture de boîtes Email. Skype, Facebook, Hi5, la création de blogs font désormais partie de leur quotidien.